Les valises sont bouclées, les placards vérifiés, mais avant de partir, une dernière liste attend parfois les voyageurs : retirer les draps, descendre les ordures, faire la vaisselle… Airbnb a décidé de limiter ces corvées de départ, régulièrement critiquées par ses utilisateurs.
Pas d’amende pour une assiette sale
Sa nouvelle politique précise que les hôtes ne peuvent généralement pas demander des tâches qui prennent beaucoup de temps, réclament un effort important ou qui seraient habituellement confiées à une personne chargée du ménage. Défaire les lits, sortir les poubelles, laver et ranger la vaisselle figurent parmi les exemples cités. Il reste toutefois permis de demander un minimum de rangement. Déposer les assiettes et les couverts utilisés dans l’évier est acceptable. Mais exiger qu’ils soient lavés et remis dans les placards dépasse les limites générales fixées par Airbnb.
Autre changement : les obligations ne doivent pas apparaître au dernier moment. Le règlement intérieur et les demandes doivent figurer dans la rubrique dédiée de l’annonce dès la réservation. Impossible, donc, d’ajouter ensuite une nouvelle corvée par message, sur une affichette dans la cuisine ou pendant la remise des clés. Les règles sont également accessibles dans l’onglet des voyages et les rappels de réservation. Elles couvrent notamment les horaires d’arrivée et de départ, le nombre de voyageurs autorisés, le tabac, les animaux et les heures de calme.
Les propriétaires peuvent ajouter des demandes raisonnables et modifier leurs consignes, sans imposer de nouvelles exigences aux voyageurs ayant déjà réservé. Airbnb signalera les demandes contraires à sa politique : les hôtes devront les supprimer ou contester cette décision.
Les propriétaires ne peuvent pas prévoir leurs propres amendes ou pénalités. Selon les précisions rapportées par Euronews, ils ne peuvent pas non plus facturer une tâche de départ laissée de côté. Les frais de ménage doivent couvrir une remise en ordre standard entre deux séjours. Les éventuels dommages relèvent d’un dispositif distinct, Airbnb renvoyant à sa protection AirCover.
Le règlement ne peut pas davantage restreindre l’accès à un équipement annoncé. Les frais associés aux éléments inclus dans l’annonce doivent être intégrés au prix présenté lors de la réservation. Quelques exceptions restent cependant possibles en fonction du contexte. Limiter la durée des douches peut être justifié par des restrictions d’eau liées à la sécheresse. Et dans une région où vivent des ours (!), demander de jeter les déchets dans une poubelle résistante aux animaux peut aussi être raisonnable. Tout dépend donc de la demande et des circonstances.